Voyage de noces en Egypte – part 3

(Lire les 2 premiers récits de mon voyage de noces en Egypte : 1 et 2 )

Egypte culture (suite)

Après Louxor, nous prenons le train pour Assouan, la ville du Nubienne. Nous galérons pour trouver un hôtel libre et bon marché mais après une bonne négociation (prévoyez toujours du temps pour ça, c’est un plaisir !) nous trouvons une chambre correcte (en face de la mosquée). Côté restauration, je ne saurais trop vous recommandé le Panorama Restaurant. Situé au bord du Nil, son chef vous accueille en français avec toujours une petite touche d’humour. Il va vous forcer à manger local mais vous pouvez lui faire confiance (mention spéciale à la moussaka) !

Les visites incontournables : le temple de Philae, le barrage d’Assouan (en pierre, c’est 17 fois la pyramide de Keops !!) et toujours : le Nil et ses felouques. Il y a de nombreuses îles, où nous profitons du calme et de la fraîcheur.

Assouan est aussi le point de départ pour Abou Simbel, le temple construit par Ramses 2 en son honneur et celui de la sa femme, la belle Nefertari.

Pour s’y rendre nous choisissons le plus lent des transport mais aussi le plus beau : une croisière en bateau de 3 jours sur le lac Nasser.

C’est l’un de mes plus beaux souvenirs d’Egypte ! Une vrai croisière à l’anglaise avec un service irréprochable, un guide Égyptien extraordinaire parlant français avec l’accent Québécois (alors qu’il n’a jamais été là bas mais son professeur d’anglais était de Montréal) . Il nous raconte avec quel prodige les Égyptiens aidé de la communauté internationale avaient sauvé des eaux les temples en les découpant puis en les reconstruisant un par un.

En tout cas, pour un voyage de noce c’est l’endroit idéal pour se reposer, lire et profiter du soleil.

 

Arrivée (trop ?)  majestueuse sur Abou Simbel sur la musique de 1492, Christophe Colomb. (Oui, les Égyptiens savent y faire pour faire du kitch ! ). On prend conscience de la toute puissance de l’Egypte de l’époque. L’ouverture du temple a été orientée de telle façon que, deux fois par an, à son lever matinal, le soleil après avoir traversé quatre salles vient illuminer les quatre grandes statues de Ptah, de Amon, de Pharaon et de Râ-Harakhtê.

 

Pour le retour vers Assouan, nous privilégions la route.  Nous repérons un bus collectif avec seulement 2 ou 3 personnes à bord. Les gens nous regardent bizarrement, les touristes ne prennent pas ce type de transport… En discutant avec le chauffeur, nous comprenons que ce type de bus ne part que quand il est plein ! On a du rester au moins 3h à atteindre 🙂

Heureusement pour nous, nous avons pu discuter avec un Egyptien ayant vécu en France. Il a 24 ans et s’appelle Djalile. Il nous raconte la vie d’un jeune dans son pays. Des difficultés qu’il rencontre et de la chance qu’on a de vivre à Paris. Ce n’est pas notre niveau de vie qu’il nous enviait mais notre liberté ! C’était avant la révolution Égyptienne. Il souffrait de la pression sociale, de la corruption. J’aimerais bien avoir de ses nouvelles après les récents évènements.

Pour illustrer ces propos, durant notre trajet de 6h en bus nous avons été arrêté plus de 4 fois par l’armée pour un contrôle des papiers. Nous, touristes, ils ne demandaient même pas nos passeports mais pour les autres ils fallait qu’ils montrent leur autorisation de circuler ! Il semble qu’ils aient dans leur pays moins de droit que nous…

Nous arrivons à Assouan à temps pour prendre l’avion direction Sharm El Sheikh et entamer les 2 dernieres parties de notre voyage : l’ascension du Mont Sinai et la découverte des fond marins de la mer Rouge.

La suite bientôt 😉

 

 

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