Aurélie, notre nouvelle plume

Vous avez été nombreux à postuler, et vous l’attendiez tous. Notre « killer-plume » est enfin arrivée dans nos locaux. Pour en savoir un peu plus sur Aurélie, qui est par la même occasion, votre nouvelle community manager et responsable communication, elle se dévoile (un peu) à travers ce texte. On vous laisse faire connaissance….

« Ami(e) internaute,

Je me prête aujourd’hui à un exercice passionnant : partager avec vous, voyageur chevronné ou candidat au grand départ, mon « expérience de voyageuse » !

Un sujet qui mériterait un livre entier (ou plusieurs d’ailleurs), alors faisons au plus simple et permettez-moi de commencer au commencement…

Mes parents avaient peu de moyens, et toute jeune, je faisais partie de ceux qui écoutaient les autres raconter leurs vacances dans des contrées lointaines.

Et puis il y eut cette enseignante d’allemand ayant la brillante idée d’organiser un échange linguistique avec un petit collège d’Autriche. La correspondance d’abord épistolaire fut bientôt suivie d’une visite de ma camarade, puis de la mienne, chez elle à Graz.

Ce premier voyage à l’étranger, au lendemain de ma douzième bougie, fut une révélation : j’aimais voyager ! Mais c’est avec le recul que j’ai réalisé ce qu’avaient déclenché en moi ces trois semaines. L’envie d’aller vers l’autre, le désir de l’ailleurs. La compréhension que l’étude sérieuse d’une langue ne menait pas seulement à de bons résultats scolaires mais à la possibilité de rencontrer, d’échanger, de créer des liens avec d’autres personnes, d’élargir les limites de son monde.

Ce voyage en appela de nombreux autres. La situation familiale ne s’y prêtant toujours pas, je saisis toutes les opportunités possibles du haut de mon adolescence par ailleurs peu rebelle. Avant mes 18 ans, je repartais seule en Autriche (je me rappelle avoir téléphoné à mon père en pleurs depuis l’aéroport de Vienne: « j’ai raté mon avion pour Graz et je ne peux pas repartir d’ici… »), je partais en voyage de classe en Angleterre, puis en Biélorussie, je découvrais aussi le Chili lors d’un rassemblement international de jeunes.

Ma majorité passée, c’était une évidence : les voyages seraient au centre de ma vie. Évidence, ô combien toujours d’actualité, douze années plus tard…

Si je tentais de dresser un début de liste des pays traversés, effleurés ou dans lesquels j’ai eu la chance de vivre ou de m’immerger, au risque de vous paraître prétentieuse, voilà ce que cela pourrait donner : la Chine et ses mille contrastes, de la mégapole de Shanghai aux petits villages au cœur des rizières en terrasse ; la splendeur absolue du Sahara et sa voûte céleste où j’ai voulu me perdre à jamais ; le bleu du ciel portugais du bout de l’Europe ; la tradition ancestrale des Japonais affichée dans les rues les plus modernes du monde ; les montagnes tibétaines où flottent au vent les drapeaux de prière multicolores ; la majesté unique des temples d’Angkor ; le sacré du fleuve Gange et le culte qui lui est voué ; la propreté organisée des rues de Stockholm ; les maisons de thés centenaires de Taiwan

La longueur de cette liste compte peu. Le plus important à mes yeux ? Le  regard que le voyage m’a permis de poser sur le monde !

Un regard qui remet les choses en question. Oui, j’ai longtemps vu la vie par le prisme de mon environnement social, de mon éducation, de ma culture. Non, cette manière de voir les choses n’est pas unique, universellement partagée, ou meilleure qu’une autre. Et oui, j’ai heureusement désappris ce que j’aurais pu croire incontestable ou immuable.

Mon regard est aujourd’hui plus subjectif aussi, loin des idées pré-pensées, prémâchées fréquemment servies dans les médias, les conversations de comptoir ou ailleurs. Un regard que j’espère toujours plus neuf, disponible et avide de découverte du monde.

Garder intacts l’émerveillement des petites choses et le respect que force la majesté des grandes beautés, en restant toujours curieux et ouvert à la surprise : voilà ce que je vous souhaite lors de votre prochain voyage et lorsque vous en reviendrez.

Voyageusement, »

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