Dico du voyage #2 – Qu’est-ce que le Slow Tourism ?

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Vous connaissez peut-être la slow food en opposition au fast food ? On parle aussi maintenant de slow tourism. « Tourisme lent » en français ou l’art de prendre son temps en voyage. Le slow tourism, c’est une philosophie à multiples fondements. L’idée principale, c’est bien sûr de rompre avec le tourisme de masse, celui qui propose le tour d’Europe en 5 jours. C’est prendre le temps de découvrir un pays, sa culture. Et ça, bien sûr chez Evaneos ça nous parle !

Comment cela se concrétise ? C’est par exemple prendre une semaine dans son voyage pour faire du bénévolat, ou encore dormir chez l’habitant. C’est aussi utiliser des moyens de transport plus lents, comme le bateau. Saviez-vous par exemple que vous pouvez traverser l’Atlantique à bord des cargos de marchandises ? Dans nombre d’entre eux, quelques cabines sont réservées pour ces touristes pas comme les autres, qui veulent prendre le temps non seulement de voyager, mais du voyage en lui-même.

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Le slow tourism revêt aussi une dimension écologique. Voyager à roulotte, à cheval, c’est faire baisser considérablement son empreinte carbone. Vous n’avez pas comme une envie de relire Stevenson et son « Voyage avec un âne dans les Cévennes » ?

Mais le slow tourism, c’est avant tout se faire plaisir, rompre avec la routine du métro-boulot-dodo. Se poser dans un hamac au bord du Mékong et admirer le coucher du soleil. Passer l’après-midi à aider un jeune moine tibétain à faire ses devoirs d’anglais (c’est du vécu !), sans culpabiliser de ne pas avoir visité tous les musées ou attractions touristiques de la région. Bien au contraire.

Bon à savoir : le slow tourism n’est pas qu’une tendance ! Il fait partie des 5 pôles d’excellence choisis par le gouvernement français pour renouveler l’image touristique de la France, avec l’œnotourisme, le tourisme de montagne, le tourisme de savoir-faire et le tourisme de nuit.

Et vous, adepte du slow tourism ?

Photo : Autour du globe, le blog

20 commentaires sur “Dico du voyage #2 – Qu’est-ce que le Slow Tourism ?

  1. Plus que jamais adepte du slow tourism !
    Pour moi, la meilleure manière de voyager, c’est à vélo, le rythme est idéal, et c’est effectivement le meilleur moyen de faire une pause dans une vie rythmée… tout en découvrant une région, un pays, comme on ne peut pas la découvrir autrement !
    La France est GÉNIALE pour débuter ce type d’expérience !

    Mathilde

  2. bien sur votre implication dans slow tourisme m’intéresse, à double titre.
    D’abord, c’est, et de loin, ma conception du voyage.
    Depuis 1955, je voyage à travers le monde pour apprendre, et s’aiguiser mes observations, 55+56+57, apprendre l’anglais chez l’habitant dans le Sussex et Eastsex.
    1963, stage de 2 mois en fermes américaines + auto-stop à travers 26 états des usa, suivi de travail dans un restaurant pendant un mois.
    1966: stage agronomique au Mali durant 6 mois etc….
    Plus j’avance en âge, plus je me complaise dans cette formule consistant à voyager tout en travaillant partiellement, en prenant du temps.
    Je conclus en disant: les voyages forgent la jeunesse.

    • Quel beau parcours, on vous envie !
      A bientôt pour la suite de vos aventures,
      Mathilde, Evaneos

  3. Alors là , vous prêchez à un convaincu ! cette manière de voyager , c’est comme feuilleter lentement les pages d’un merveilleux livre , aller en pirogue au fil de l’eau et laisser sa main tracer des sillons sur la surface du fleuve , c’est aller d’île en île butiner au gré des habitants, des paysages, des levers et couchers de soleil…En somme c’est faire sien le Temps , et en faire son meilleur ami et allié, son compagnon de villégiature et de découvertes , le plier dans le sens de ses envies…en vérité, c’est tout simplement VIVRE…

  4. Manque à la liste des modes de transports « doux » ou plus lents : l’autostop !
    Cela permet une immersion progressive, sans être catapulté dans un aéroport et une culture « exotique ». Grâce au stop, le voyage devient rencontres, le voyage devient richesses.

    • Tout à fait d’accord avec vous Pierre Elie.
      J’ai évoqué dans l’article le voyage en bateau ou à roulotte mais le stop est aussi une façon de prendre son temps en voyage.
      N’hésitez pas à lire aussi notre article sur le train en Inde : http://blog.evaneos.com/train-en-inde-epopee/
      Une épopée !
      Mathilde, Evaneos

  5. A l’origine d’un petit projet , 3 yourtes dans un espace preserve , dans une région préservée ( qui connaît le sud Charente?), je partage absolument le concept slow Tourism
    Dans notre petit coin , nous nous appliquons à faire connaître les chemins de randonnées qui mènent à notre patrimoine de Pierre , de terre et d’eau .

    • Un concept original en effet, bravo Joce !
      A bientôt sur le blog,
      Mathilde, Evaneos

    • Merci d’avoir partagé cette information avec nous Craig !
      Humanitaire et Tourisme sont deux façons différentes d’explorer la planète, mais peuvent en effet se rejoindre sur la dimension locale.
      Mathilde, Evaneos

  6. Merci pour ce beau article que je partage de ce pas 🙂 pour notre part c’est le tourisme de proximité, où l’on prend le temps de se poser pour ouvrir les yeux et réaliser, tout court 🙂

    • Merci à vous pour le partage !
      Vous avez raison : tourisme de proximité, slow tourism, 2 expressions pour la même vision du voyage. La rencontre, n’est-ce pas ?
      A bientôt sur le blog
      Mathilde, Evaneos

  7. Le slow tourism, c’est ce que propose l’association Au-delà du regard depuis 10 ans, avec une dimension particulière : le handicap visuel. Des équipes mixtes voyants / mal voyants / non voyants sont constituées pour effectuer une randonnée chamelière dans le désert tunisien, à la rencontre de soi-même, de l’autre, quel qu’il soit. Une expérience paradoxale, à la fois intense à vivre intérieurement, et « slow » car on marche au rythme du plus lent, au milieu de rien, le temps et l’espace se rejoignent à l’infini… https://www.facebook.com/pages/Au-Del%C3%A0-du-Regard/685352014833074?fref=ts

  8. Je suis argentin e j´habite sur une ile a Bahia depuis 25 ans. Ici c´est la terre du slow,
    personne n’est jamais pressé, autrefois ça m’énervais e maintenent j´ai appris. Ici a Morro de Sao Paulo j´ai decouvert, il y a déjà 20 ans une place toute cachée, dans le mangrove , un vrais petit paradis ou apres s´est installé un pêcheur qui y a connstruit sa maison en bois. Il y a un fleuve qui se trouve con la mer avec une petite plàge delicieuse. Aujurd´hui j´ai monté un tour pour y aller passer la journée mais il y a aussi la possibilité dý passer quelques jours, tout en vivant cmme un pêcheur du mangrove e c´est incroyable mais ce sont des touristes qui vont la e restent, c´est exactement « slow turism ». Bien sur, ce sont toujours d´étrangers a le faire mais cela marque une tendence des nos jours.
    Je vous invite a vivre cet experience unique, si vous veniez au Brésil cherchez « Mangue Riders »
    Au revoir e cela me fait plaisir lire des articles de ce genre
    Horacio Mones

    • Merci Horacio pour vos compliments et pour le partage de votre adresse brésilienne !

  9. C’est très séduisant comme mode de voyage.
    Mais voyageant seule il me faut un minimum de sécurité
    mais j’aime le concept, je suis une contemplative.
    Et je n’aime pas courir mais savourer écouter entendre et voir.
    discuter échanger avec les gens des pays ou des régions.
    Ville ou nature on peut prendre le temps de visiter.

    • Ravie que ce mode de voyage vous plaise !
      N’hésitez pas à faire part de votre appréhension à l’agent local de la destination qui vous intéresse, il fera le nécessaire pour organiser un voyage alliant slow tourism et securité.
      Bon voyage 🙂
      Mathilde, Evaneos

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